Aurélien Vanhollebeke, étudiant en Génie Mécanique, nous raconte son expérience en Inde

 

Partir faire un stage de six mois en Inde ?

Envie d’une coupure, de penser à autre chose, de découvrir de nouvelles cultures, au bout du Monde ? Tout cela dans un cadre humanitaire ? C’est possible ! C’est exactement ce que propose l’association Ingénieurs du Monde à l’EPFL.

L’envie de faire un « break » avec les études, après mon Bachelor, me trottait dans la tête depuis quelque temps déjà. Parmi plusieurs opportunités j’ai choisi de réaliser mon stage en Inde, pour une durée de six mois. Je voulais me lancer dans quelque chose de complètement nouveau, m’immerger dans une nouvelle culture, créer de nouveaux liens. Ingénieurs du Monde en lien avec l’association des Etudiants Indiens de Lausanne (YUVA) propose de nombreux stages en Inde dans le cadre du programme « Live-in-Labs » de l’université Amrita. Ce programme vise à développer, dans 101 villages, des solutions durables aux problèmes auxquels font face les communautés rurales. De nombreux projets sont réalisables, dans les secteurs suivants : santé et travail, éducation et technologie, environnement et agriculture, énergie, infrastructures et équipements de base. Pour ma part, j’ai participé à deux projets différents dans le sud ouest de l’Inde, dans le Kerala : construire un réfrigérateur très basse consommation et installer une turbine à eau dans un village afin de produire de l’électricité durant la mousson.

Dans un premier temps, une visite dans le village est organisée afin que le groupe de travail puisse adapter son projet aux besoins des villageois, prendre des mesures, discuter avec les locaux. Une partie du temps est ensuite consacrée au développement du projet au sein même de l’université avec l’aide d’un groupe d’étudiants, tout en étant encadrés, par un professeur par exemple. Une fois que le projet est suffisamment mûr, celui-ci peut être implémenté dans le village en question. C’est donc l’occasion de pouvoir réaliser un projet concret dans son intégralité !

Et les épices, dans tout ça ? C’est bien connu, la nourriture indienne est épicée. Very spicy you know? Je dirais que c’est une question d’habitude. Au début, on chauffe, on rougit, on pleure. Puis notre corps s’habitue et l’on prend goût aux épices. L’Inde étant le pays avec le plus grand pourcentage de végétariens dans le monde, on y trouve par conséquent de nombreux plats qui le sont.

Le stage fut aussi l’occasion de découvrir le cricket, sport largement pratiqué en Inde, comme avec ces enfants qui jouaient entre deux maisons :

Certains pourront se demander : vais-je réussir à reprendre les études après six mois, un an ? Personnellement, j’ai repris les études en Génie Mécanique en Master à L’EPFZ, deux semestres après l’obtention du Bachelor. Cela n’a pas pas été un choc.

Une fois au « bout du monde », c’est l’occasion de voyager. Pour ma part, j’ai étendu mon voyage, tout d’abord en Inde en parcourant près de 5000km à travers 10 états, puis au Sri Lanka et en Thaïlande, en passant par la Birmanie. Un voyage riche en émotions, en rencontres, une expérience inoubliable !

Enfin, le fait de passer six mois dans un même endroit permet de vraiment s’imprégner des coutumes locales et de créer des liens forts avec certaines personnes. Des liens qui resteront pour la vie. L’expérience relève en quelque sorte d’un défi : se confronter à une nouvelle manière de penser, d’agir, de réagir. C’est un travail sur soi-même, dont on n’a pas forcément l’habitude.

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